LE FORUM DE PAPY PUB Index du Forum
 
 
 
LE FORUM DE PAPY PUB Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Comment aider nos ados à limiter les risques

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LE FORUM DE PAPY PUB Index du Forum -> FORUM PUB : -> Air du temps & Société -> Ados, Enfance, Famille
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
papy
FONDATEUR

Hors ligne

Inscrit le: 15 Juil 2011
Messages: 29
Masculin
Point(s): 29
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Dim 1 Juil - 11:07 (2018)    Sujet du message: Comment aider nos ados à limiter les risques Répondre en citant

Il n’y a pas d’adolescence sans prise de risque. » Xavier Pommereau, psychiatre, chef du pôle aquitain de l’adolescent (Centre Abadie) au CHU de Bordeaux, est bien placé pour le savoir : il voit passer des dizaines de jeunes de 12 à 18 ans et leurs parents dans sa consultation. Aucune adolescence « normale » ne peut s’en passer. Cette mise en danger est absolument nécessaire, dit-il, pour permettre au jeune de prendre ses distances et de s’extraire de la dépendance infantile. Les parents pensant que leur enfant pourra y échapper font erreur. « Parler d’identité qui s’affirme, c’est admettre des écarts de conduite permettant à chaque ado de les mesurer puis de se synchroniser », écrit le praticien dans Le Goût du risque à l’adolescence. Mais comment agir pour permettre au sien de ne pas basculer dans un risque trop important, sans pour autant céder à la tentation de la surprotection ? 
Excès alcooliques
Le goût du risque a souvent celui de l’alcool. De plus en plus d’ados très jeunes – il est fréquent d’en voir, à 13 ans, arriver en classe en titubant, parfois à la limite du coma éthylique – se livrent à la pratique du binge drinking. Cette absorption rapide d’alcool fort leur permet de se « démonter la tête » pour déconnecter du quotidien, du collège, du lycée, des problèmes familiaux, ou pour se mesurer aux copains en joutes liquides. Et nul n’est à l’abri tant la pratique est répandue. Pour les parents, comment faire passer le message quand eux-mêmes se livrent à des apéros prolongés ? Selon Xavier Pommereau, il convient de faire la différence entre les excès propres à cet âge et le vrai risque de « déchirure ». Pour l’alcool comme pour d’autres conduites à risque, l’alarme doit retentir face à deux paramètres : l’intensité et la fréquence. Après un épisode très alcoolisé, attendre le lendemain pour entamer une discussion, en évitant les cris. « Ils sont le signe que nous avons perdu nos moyens, et l’adolescent le sait, décrypte le psychiatre. Parler doucement, en expliquant que les termes de la négociation n’ont pas été suivis, et insister sur le manque de respect de sa part à notre égard. Cet argument est précieux, car les jeunes réclament sans cesse d’être respectés par les adultes. Difficile si eux-mêmes ne s’y conforment pas. » Et demander des garanties lors de la sortie suivante. Si la scène se répète, « cela indique un malaise. Ce sont des appels à l’aide qui ne disent pas leur nom, qui témoignent du besoin d’être à la fois reconnu “en souffrance” et contenu par les limites du corps social, insiste Xavier Pommereau. Une consultation dans un service spécialisé pour ados aidera à mieux comprendre les raisons de sa conduite ». 
Paradis artificiels
Un ado sur deux a consommé du cannabis. On en trouve partout, ça ne coûte pas (trop) cher, c’est considéré comme une drogue douce et sa consommation est complètement banalisée, jusqu’aux portes des établissements scolaires. Sauf que, souligne Xavier Pommereau, l’herbe d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle des années 1980 : la teneur en THC, le principe actif, est plus élevée d’environ 30 % par rapport à la marijuana consommée autrefois. Et que cela endommage les neurones. Alors, que faire ? Surtout ne pas jouer la complicité : cette confusion des places ne rassure pas du tout les enfants. Le psychiatre conseille d’aborder la question avec son ado, en l’informant des effets et des dangers du cannabis. On ne sera pas entendu ? Peut-être. Mais il est important de le faire, puis de recommencer de temps en temps, à l’occasion d’un article, d’un reportage… Et bien sûr d’interdire clairement la présence de cannabis à la maison, en rappelant qu’il s’agit d’un produit illicite. Si l’ado consomme régulièrement, ne pas le punir, mais l’accompagner à une consultation spécifique1. Et garder à l’esprit qu’il « ne fait pas cela pour s’opposer, mais pour rejoindre la planète ado ». 
Conduites ordaliques
Moto sans casque, sports extrêmes, « parkour » acrobatique (déambulations sur les toits, les parapets) filmé puis posté sur Facebook, conduites sexuelles dangereuses… Certains jeunes ont besoin d’éprouver leurs limites, physiques et psychiques. À travers ces conduites dites ordaliques, ils jouent leur propre vie et provoquent la mort pour, à la fois, « circonvenir l’insécurité intérieure […] et appeler l’attention […], à l’heure où les technologies confèrent à l’image une place essentielle et où l’apparence de soi sert de passeport identitaire », écrit Xavier Pommereau. Ces comportements à valeur initiatique, qui ont toujours existé, sont renforcés par une société spectaculaire, dans laquelle les rites de passage ont disparu. Alors les ados les remplacent, à leur manière. Pour le psychiatre, réintroduire la possibilité de l’essai et de l’échec, en les accompagnants, est indispensable. Faire du sport, voyager… Cela les  construit. « L’essentiel est d’encourager la mobilisation du jeune, quitte à ce qu’il en découvre rapidement les limites… Trop de parents, angoissés, veulent contrôler la vie de leurs ados. Oublier cette dimension de l’éducation, c’est refuser à ces adultes en devenir la possibilité de grandir. À nous, parents, d’apprendre à lâcher. » 
“Je me suis fait peur, et ça m’a calmé”
Noé, 16 ans 
« Tout petit, je grimpais partout. J’ai toujours aimé ça. J’ai découvert le parkour sur YouTube, quand j’étais au collège. Avec les copains, en sortant de cours, on escaladait les murets, on essayait de sauter des obstacles. C’était marrant et on se sentait forts. Plus grands, on s’est aventurés sur des toits. Une nuit, je suis monté seul. J’ai regardé la ville, j’étais bien. Mais je me suis fait peur, et ça m’a calmé. J’ai eu de la chance. »  
1. Renseignements sur drogues-info-service.fr

 


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Dim 1 Juil - 11:07 (2018)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LE FORUM DE PAPY PUB Index du Forum -> FORUM PUB : -> Air du temps & Société -> Ados, Enfance, Famille Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com